écrit en 2006 , découvert en 2012 sur un forum

en parlant de Flirt... qui peut le plus peut le moins !

Une anecdote à ce sujet :


&lt&lt Il avait l'allure déguingandée d'un étudiant poursuivi par ses études, des lunettes trop grandes qui lui tombaient sur le nez, l'air de toujours sortir de la lune.

Son père, qui louait un anneau dans le port, avait acheté un Flirt de chez Jeanneau.(une partie seulement ,note du proprio)

Evidemment pour certains, cela ne dira peut-être pas grand'chose.

Il faut dire qu'à cette époque, c'était compas de relèvement sur les amers, gonio dans la brume et sextant au large.

Le Flirt était un "tupperware" de 6 m, destiné plus à la promenade à la journée qu'à la croisière, même côtière(vendu comme croiseur cotier,jusqu'à 20 milles d'un abri selon équipement de sécurité à bord ,note du proprio). Celui-ci était en version dériveur lesté.(non,version quillard ,note du proprio)

Il venait à la capitainerie, nous demander le dernier "Loisir Tonique", ou un "Voiles et Voiliers", il avait lu Le Toumelin, Moitessier et les autres.

Nul doute qu'il ait parcouru dans sa chambre ses plus grandes navigations.

Le plus drôle, c'est quand il s'entraînait à sortir du port avec le Flirt, sanglé dans sa brassière, harnaché par force 2. Il faut bien un début à tout!...(bateau en 5 éme catégorie ,c'était l'équipement obligatoire ,note du proprio)

Depuis le printemps, on le voyait de plus en plus souvent à bord. Et un jour on apprit qu'il avait en tête d'aller "au large...". C'était vague, c'est le cas de le dire.

Pressé de questions, il finit par nous dire qu'il pensait aller aux Açores !

Il me proposa d'aller voir son bateau : l'intérieur était rempli de vieille mousse récupérée sur des flotteurs de pontons cassés, amarrée par de la ficelle de boucher.

Le peu de place restante envahie par des packs de lait.

Le bateau était strictement d'origine, voiles, gréément, hublots, rien n'avait été changé, ni renforcé...(un deuxième ris dans la gd voile ,un tourmentin ,une drisse de foc en plus à poste ,panneaux assurés ,note du proprio)

Est venu le jour du grand départ. Disposant quand même d'un petit moteur HB, il est venu nous demander de le sortir avec la pilotine du port, car "chargé comme il était, il avait peur de ne pas être manoeuvrant !"(le hors bord était resté à terre ,aprés un mois de mer c'est rare que ça fonctionne ,note du proprio)

. Je l'ai donc sorti des jetées, et lui ai demandé s'il connaissait au moins son cap : je n'ai pas entendu la réponse, il venait de se prendre la bôme dans la tête lors d'un empannage involontaire !

Et vogue la galère... "encore un qui n'ira pas bien loin". C'était l'opinion générale à la capitainerie.

Il avait comme copain l'employé d'un shipchandler, qui reçut quelque temps après une carte postale d'Horta. Il avait mis pratiquement trois semaines pour rallier Faïal, avec une mise à la cape de deux jours.

Les cartes suivantes arrivèrent de Madère et des Canaries.

La fin de cette histoire de mer, c'est que le Flirt et son capitaine traversèrent l'Atlantique, puis la Mer des Antilles (avec un peu de casse), passèrent Panama.

Pour ma part, j'ai perdu la trace aux Marquises... &gt&gt

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